mardi 22 mai 2012

Propositions pour sauver l´Etat

L'Italie a lancé une grande consultation pour lutter contre les gabegies, dépenses somptuaires et autres aberrations de l'état italien. Inutile de dire que c'est un grand succès !

Puisque RMC lance cette initiative cette semaine, Carmagnole31 a décidé d'y participer. Voici donc quelques propositions d'économie ou de rationalisation des coûts de l'état :


* Proposition 1 : utiliser les établissements scolaires en dehors des heures de cours

Après 19h, le samedi, le dimanche, les jours fériés et lors des vacances scolaires, l'Etat et les collectivités locales disposent d'un parc de bureau (classes) et de logements inoccupés (internats pendant les vacances scolaires).
En nommant un intendant en charge de la gestion de l'établissement en dehors des cours, les régions et les départements pourraient rentabiliser ces locaux pour (en vrac) la formation des chômeurs, la location à des entreprises pour des séminaires ou des formations, le logement d'élèves en provenance d'autres villes dans le cadre de classes vertes ou de classes de neige.
A mettre en perspective avec les locations de bureaux pour les formations des chômeurs, avec les coûts de logement des enfants en classe verte ou en classe de neige.

* Proposition 2 :
Savez-vous que les gendarmes peuvent coller des contraventions pour des faits de violences volontaires ? 

En 2010, 44 040 contraventions de ce type ont été relevées. A comparer avec les 3,5 millions d´infractions relevées en France chaque année ! ! (qui ne sont pas tous des actes de violence volontaires, mais à l´inverse, combien de violences simples ne sont pas signalées).
Voilà un formidable gisement de rentrée d´argent et un moyen de lutter contre la violence quotidienne en tapant là où ca fait mal : le portefeuille !
Les amendes :"Dans le cas de violences n’ayant entraîné aucune incapacité totale de travail (contravention pénale de 4e classe) ou une incapacité totale de travail n’excédant pas 8 jours (contravention pénale de 5e classe), à la condition que ces violences ne soient pas accompagnées de circonstances aggravantes tenant à la qualité de la victime ou de l’auteur, voire aux conditions dans lesquelles elles ont été exercées."

4° 750 euros au plus pour les contraventions de la 4e classe
5° 1 500 euros au plus pour les contraventions de la 5e classe



* Proposition 3 : des contraventions proportionnelles au revenu

Une amende de 135 euros, ça n'est pas la même chose pour un smicard et pour un trader !

Quand la gauche mettra-t-elle en place cette mesure de pur bon sens et de pure justice qui existe depuis de nombreuses années dans les pays nordiques et en Suisse ? !!!


* Proposition 4 : Des centrales achats pour faire échec aux marchands de sommeil

Pour faire échec aux marchands de sommeil qui facturent de manière éhontée des appartements insalubres, l'Etat et les collectivités locales doivent mettre en place des centrales d'achat dignes des grandes entreprises : cahier des charges strict sur les conditions de location d'un appartement par catégorie de tailles, site internet pour faire des enchères inversées !
Ces logements sélectionnés pourraient ensuite bénéficier d´un label, de garanties supplémentaires sur le loyer.

Les gains espérés ? Jusqu'à 30% sur les achats si on en juge par les gains obtenus par les grandes entreprises qui les ont mis en place ! !  Même avec un coup de pouce, l´intérêt est évident pour le pouvoir d´achat des locataires.


samedi 19 mai 2012

Les chemins de la croissance : l'exemple brésilien

Le Brésil l'a fait, pourquoi pas nous ?
En taxant à 30% les voitures importées, non produites sur son territoire, le plus grand pays d'Amérique du Sud s'est assuré de l'installation sur son sol d'usines automobiles de tous les constructeurs qui comptent.
Et avec elles des milliers d'emplois. Bravo !
La Chine et l'Inde n'agissent guère différemment en protégeant de manière forcenée toutes leurs productions locales.

A l'inverse, la commission Barroso n'a de cesse d'ouvrir notre marché au monde entier. Nos emplois sont donc naturellement délocalisés de l'autre côté de la Méditerranée pour vendre... chez nous.
Il en est ainsi de la nouvelle grande usine Renault à Tanger qui renforce l'implantation du constructeur dans le royaume chérifien, inaugurée en février dernier.

Simple hypothèse : et si l'Europe favorisait enfin ses productions communautaires ?
Et si, au lieu d'installer des usines dans des pays (quels qu'ils soient) extra-européens, les constructeurs devaient les installer en Europe?
Renault, Peugeot, Volkswagen, Fiat, Toyota, Opel ouvriraient peut-être de nouvelles usines dans des pays européens frappés largement par le chômage, où le salaire des ouvriers est finalement assez bas et les gens très motivés pour travailler... Au hasard : en Espagne ? en Grèce ? au Portugal ?

Pas besoin de creuser la dette, pour cela.

ça ne se fait pas ? Allons donc ! Obama n'a-t-il pas fait un plan de relance par la construction d'infrastructures qui devaient impérativement utiliser de l'acier produit sur le sol américain ???

Allez, monsieur Barroso, un petit coup de canif dans vos principes ultra-libéraux qui nous ruinent !

samedi 12 mai 2012

Roosevelt2012 : Maastricht, le match retour ?

Une initiative intitulée Roosevelt2012, en référence au président américain à l'origine du New Deal qui a suivi la crise de 29, a lancé une pétition sur internet.
Initiée entre autres par Michel Rocard, Pierre Larrouturou ou Stéphane Hessel, elle a l'immense avantage de proposer (enfin) des pistes concrètes de relance de l'Europe qui divergent du credo néo-libéral habituel, la fameuse réduction de la dépense publique couplée à l'assouplissement du marché du travail.

Nous encourageons donc fortement nos lecteurs à s'y intéresser :

Pour autant, la remarque qui vient immédiatement à un mauvais esprit comme le nôtre est que cela ressemble furieusement à une séance de rattrapage du traité de Maastricht. En d'autres termes, voilà la présentation d'une Europe qu'on aurait aimé, adoré. La preuve ?

Proposition 1 : Redonner de l'oxygène à nos États
"en diminuant très fortement les taux d'intérêt sur la vieille dette"

=> Si la Banque centrale européenne avait eu dans ses objectifs la croissance et l'emploi, elle aurait évidemment prêté directement aux états. Mais Maastricht 1993 l'a voulu autrement.

Proposition 2 : Dégager de nouvelles marges de manœuvre financières
"en créant un impôt européen sur les bénéfices des entreprises"
et Proposition 3 : 3 Mettre fin au sabordage fiscal national
"Pour sortir de notre dépendance aux marchés et rééquilibrer nos comptes publics, on peut trouver aussi d’importantes marges de manœuvre au niveau national en annulant une bonne partie des baisses d’impôts octroyées aux grandes entreprises et aux citoyens les plus riches depuis 10 ans."

=> Amusantes ces deux propositions. L'harmonisation fiscale était une demande de toute la gauche, de Beregovoy, sauf de Mitterrand qui a préféré la sacrifier à une monnaie unique, l'euro.

Proposition 4 : Boycotter les paradis fiscaux
"utiliser le levier de la commande publique"

=>  L'Acte unique initié en 1985 par Jacques Delors et en oeuvre depuis 1991 permet la libre circulation des capitaux, y compris ceux en provenance des paradis fiscaux. L'Acte unique a été repris dans Maastricht. 

Proposition 9 : Lutter contre les délocalisations
"Imposer le respect des normes sociales et environnementales dans le commerce mondial en convoquant un nouveau Sommet de Philadelphie"

=> Depuis Maastricht, l'Europe s'est voulue à l'avant-garde de la libéralisation en participant activement aux accords du GATT et en étant désormais le meilleur élève de l'OMC puisque 90% des marchés publics sont ouverts en Europe, contre 32% aux Etats-Unis, 0% en Chine.
Pas de frontières, pas de taxes pour nous protéger de la concurrence déloyale de pays où les normes sociales et environnementales sont quasi-inexistantes.


En réalité, il aurait été plus simple de ne pas le signer tel quel ce traité de Maastricht.
N'est-ce pas, monsieur Rocard ?

"Manifeste pour la Terre et l'humanisme" de Pierre Rabhi

Pierre Rabhi est devenu depuis quelques années l'un des chantres d'une autre société basée sur une mutation écologique. Il a écrit entre autres un livre sympathique et beau, parce qu’il est sincère, parce que sa pensée est bien structurée et qu’il se lit agréablement, parce qu’il témoigne d’une sensibilité et d’une analyse profonde de notre rapport à la nature. Intitulé « Manifeste pour la Terre et l’humanisme », il alerte en détail sur les dangers de notre civilisation qui va à sa perte en ayant choisi un modèle exclusif de croissance économique à tout prix.

L’auteur présente au départ cette crise alimentaire mondiale vers laquelle nous courons aveuglément : érosion des sols, salinisation de la terre, manipulations génétiques, destruction sans précédent de la biodiversité, surconsommation de protéines animales, etc. Le constat, chiffres à l’appui, souligne le manquement moral de l’humanité vis-à-vis de ces populations qui continuent à mourir de faim (tiens, au fait, en a-t-on seulement parlé dans la campagne présidentielle ?). Il alerte sur l’agriculture moderne, renommée avec raison « industrie agricole », avec ses engrais chimiques, sa production industrielle de protéines animales et sa spécialisation. Bref, une agriculture qui ne peut produire sans détruire ; la fin de l’indépendance du paysan du Tiers-Monde dans un processus d’aliénation mondial.

Suit un appel à un changement de système économique, un retour à la terre.

Hélas, l’intérêt de l’analyse se dégonfle quand viennent les solutions.

D’abord, l’appel à une action individuelle : « cultiver son jardin quand cela est possible devient au-delà d’un acte alimentaire un acte politique ». Chacun devrait donc compenser l’échec d’un choix politique de nos sociétés. Notre homme, tout admirable qu’il soit dans son parcours individuel, se rend-il compte de l’aberration ? Combien de jardins individuels pour compenser la pollution d’une seule exploitation agricole qui aura répandu ses pesticides sur ses 50 hectares de production intensive ? L’inefficacité de la proposition surprend, confond le lecteur ; la prochaine fois, Pierre Rabhi va-t-il nous demander de déposer des offrandes à telle ou telle divinité de la Nature pour expier les fautes commises par quelques autres de nos contemporains ? Allons donc, investissez-vous plutôt dans la politique !

L’insurrection des consciences est un leitmotiv : l’auteur nous fait de l’ « indignez-vous » écologique. Hélas, le propos est autrement plus ardu. Là encore, combien de personnes ayant lu ce livre auront été convaincues par Pierre Rabhi qui ne l’étaient pas avant ? Combien de lecteurs pour ce livre ?
L’engagement politique reste encore la clef. Et il suppose un message simple, des mesures aisées à comprendre par le vulgum pecus et des actions faciles à réaliser, en un mot : une ou deux propositions réalistes pour commencer. Combien de citadins (soit 80% de la population française) ont le temps de jardiner afin de se nourrir des produits de leur jardin ? Entre les contraintes professionnelles, familiales, financières ? Il vous faut trouver autre chose, monsieur Rabhi, par exemple : taxer fortement la viande pour que progressivement l’alimentation évolue vers moins de protéines animales, si nocives pour la nature comme pour notre santé. Pas très poétique, je vous l'accorde ; guère électoraliste, c'est sûr ; mais au final terriblement plus efficace.

Dernier point : la révolte vis-à-vis du système économique reprend les généralités du genre. L’indignation est insuffisante : c’est le système économique ultra-libéral même, mesuré exclusivement par le compte en banque de ses acteurs, qu’il faut remettre en cause. Car Pierre Rabhi, en bon apôtre de la pensée dominante actuelle, s’indigne de ces frontières, de ce puzzle des nations, produit de l’incohérence. Il oublie que l’ouverture des frontières en matière économique tue au contraire la diversité qu’il prétend, lui, défendre. La théorie économique dit clairement qu’un système ouvert crée des pôles forts de spécialisations où la culture intensive règne : l’Espagne produit des fraises autour d’Alméria dans des conditions antiécologiques, l’Argentine et le Brésil élèvent des bovins pour le monde entier, la Bretagne pollue ses nappes phréatiques avec ses élevages intensifs de porcs, etc. Tout ce qu'il ne souhaite pas, si on a bien suivi ?

Monsieur Rabhi, votre formidable expérience du monde mérite que vous la confrontiez d’une autre manière aux enjeux de notre planète. Et non en créant une secte limitée d’adeptes qui pensent racheter les fautes de leurs pairs par leur (sympathique) dévouement individuel.
Entrez dans l’arène politique, la vraie ! La préface de Nicolas Hulot montre un signe. N'hésitez plus !

mardi 8 mai 2012

Les raisons de la sortie du sortant

Le score final relativement serré entre F.Hollande et N.Sarkozy et quelques questions complémentaires posées par les sondeurs fournissent des explications intéressantes à la défaite du président sortant.

* le rejet de la personnalité du président sortant était massif. La victoire de F. Hollande est d'abord due dans 55% des cas, à un rejet de NS.

* la stratégie dite de "droitisation" de NS n'a pas rebuté les électeurs de F.Bayrou de choisir majoritairement le président sortant, malgré le vote personnel du président du Modem pour le candidat socialiste.
L'immigration, les atteintes à la laïcité, la place de la nation restent donc une préoccupation importante d'une majorité de l'électorat, même si les clivages proposés par le candidat sortant aggravent plus qu'ils ne résolvent le problème.

* nombre d'électeurs du FN ont écouté les consignes de vote de Marine Le Pen.
Le score sans précédent du vote blanc, équivalent à deux fois la différence des votes entre les deux candidats, montre l'influence que peut avoir la dirigeante du Front national sur son électorat, et de façon générale la force de sa capacité de nuisance.

* la différence entre les sondages et le résultat définitif, plus favorable à NS, s'explique peut-être par cette stratégie de droitisation du sortant : certains électeurs du 2nd tour pour NS n'ont sans doute pas "assumé" devant les sondeurs leur vote. Et les instituts de sondage n'ont pas corrigé leurs chiffres.


Ce constat donne quelques indications sur la suite et en particulier sur les législatives.

* F.Hollande devra se montrer à la hauteur vis-à-vis des sommets européens qui l'attendent : décrocher un accord sur un volet de croissance avec A.Merkel assiérait sa stature internationale, en plus de constituer une bonne nouvelle pour l'Europe et la France en particulier. Elle sécuriserait des législatives qui ne sont pas gagnées.

* F.Hollande devra montrer un front ferme républicain, laïc et patriote. A cet égard, la faible présence de drapeaux bleu-blanc-rouge par rapport à des drapeaux (d'autres pays, du front de gauche, des Jeunes socialistes) le soir du 6 mai à la Bastille ou sur la place du Capitole par exemple pourrait mobiliser contre les candidats PS un électorat frontiste très attentif aux manifestations de la gauche mondialiste et "anti-nationale". Le PS se doit d'éviter à l'avenir ce genre de maladresse.

* Marine LP se pose plus que jamais comme l'arbitre de l'avenir. Faiseuse ou défaiseuse d'élection pour les présidentielles, l'attitude de son parti jouera un rôle clef lors des législatives.

dimanche 6 mai 2012

Hollande : on aime / on aime pas

François hollande est donc notre nouveau président.
Sur la forme, on peut évidemment se réjouir de retrouver un fonctionnement "normal" des institutions, avec un gouvernement et non plus un président qui gouverne.
Sur le fond, que penser des mesures qu'il propose ?

ON AIME :
* une présidence normale
un vrai premier ministre, un vrai parlement, un vrai président qui ne se mêle pas de tout.
Cf. le désormais mythique "Moi, président de la République)

* un pays plus apaisé
on peut très bien régler les problèmes sans lever les gens les uns contre les autres (privé contre public, français de souche contre français d'origine immigrée, France qui travaille contre chômeurs et syndicats, etc.)

* une Europe qui n'oublie pas la croissance !
Le message de F. Hollande est passé auprès d'Angela Merkel : il faut revoir le pacte de stabilité /d'austérité ou le compléter par un volet de croissance. Attendons la suite...

* la nomination des dirigeants des grands services publics par une commission parlementaire qui les élira à une majorité des deux-tiers nécessitant un consensus entre majorité et opposition

* l'indépendance de la justice
des magistrats dont la nomination est validée par le Conseil Supérieur de la Magistrature

* l'emploi en France
la taxation des revenus du capital et l'encouragement à l'investissement en France

*  la priorité donnée à l'enseignement primaire et maternel

* la finance
la séparation des banques de dépôt (qui conservent notre épargne) des banques d'affaire (qui spéculent en bourse) est une nécessité abssolue

* le recours éventuel au référendum pour le vote des étrangers aux élections locales
Autant obtenir un consensus national en demandant au peuple de choisir.


ON AIME MOINS

* plus de décentralisation : en espérant que cela ne signifie pas plus de prébendes, plus de gabegies.

* le retour des pédagogistes à l'école : la fin des évaluations

* le retour au bon vieil "audit" de l'inspecteur qui note les enseignants avec une entrevue/audit d'une heure  tous les cinq ans et que nous avons déjà critiqué à plusieurs reprises ici.

vendredi 4 mai 2012

Le centre n'est plus ni de gauche ni de gauche !

François Mitterrand disait : "le centre n'est ni de gauche ni de gauche", et toutes les élections l'avaient jusqu'à présent confirmé.
Il faut dire que le centre dont il parlait fut son plus coriace adversaire (mené par Giscard) et qu'il n'avait de centre que la volonté de se trouver le point focal de l'attention des électeurs. En se présentant au milieu de l'échiquier politique, le mouvement centriste se voulait au coeur/au centre du débat. L'UDF qui l'incarna pendant de très nombreuses années, avant de fusionner pour partie avec le RPR pour donner naissance à l'UMP, était évidemment un parti de droite.

Mais cette fois-ci, un François du centre (Bayrou) a choisi un François "de gauche" (Hollande)... Une fois n'est pas coutume, dirait-on volontiers. Pourquoi ?
Le débat a donné le coup de grâce à une neutralité du président du Modem qui devenait intenable :
- en terme de posture d'abord. Comment se présenter devant les électeurs en refusant de choisir de façon systématique ? Comment tenir une nouvelle fois une posture anti-système qui laissait supposer qu'il ne prenait pas ses responsabilités. François Bayrou devait choisir cette fois-ci, puisqu'il ne l'avait pas fait en 2007. Ce qui pouvait ressembler à un piège cette semaine-ci, s'est transformé en évidence...
- en terme de programme ensuite, car si Hollande n'a pas explicitement appelé les électeurs du Modem à voter pour lui, il a parlé de ce qui leur plaisait : une vie politique plus morale, la fin d'une hyper-présidence dangereuse, un système de nomination des dirigeants des services publics à la majorité des deux-tiers de la commission parlementaire concernée
- en terme de positionnement sur l'échiquier politique après le 6 mai enfin. En choisissant Hollande, François Bayrou "joue" aussi la défaite de NS, une défaite qui pourrait le repositionner au sein de la droite dans le cas très probable de sa recomposition. En appelant à voter Hollande, il dit clairement son refus de la dérive droitière de l'UMP. Au point de parier sur l'éclatement de la droite en deux blocs à reconstruire complètement, dont un qui porterait ses valeurs... avec certains ex-centristes du Nouveau Centre ou des UMP de la "droite humaniste"

Un pari fou ? peut-être. Ce qui rend ce choix d'autant plus courageux.

 Respect, monsieur.