Puisque les "investisseurs", la "finance" notent les démocraties sur des critères exclusivement économiques, pourquoi ne pas renverser la lecture et essayer de noter les états du monde entier sur des critères exclusivement démocratiques.
Quels critères choisir ?
La démocratie, les droits de l'homme ne font pas l'objet d'une acception uniforme à travers le monde. L'euthanasie, l'avortement, l'interdiction de la fessée pour les enfants, le mariage des homosexuels, même l'abolition de la peine de mort, ne sont pas des valeurs universellement partagées dans un sens ou dans un autre au sein des grandes démocraties.
Pour simplifier le travail d'analyse, nous nous contenterons des critères communément admis dans l'Union européenne, en particulier l'abolition de la peine de mort et le droit des femmes à avorter.
L'échelle des notes ira de A (très bien) à E (très mauvais).
Comment noter ?
Noter revient aussi à pondérer des critères par rapport à d'autres. Si nous devons obtenir une note globale, il nous faudra attribuer un poids relatif aux droits des femmes dans le pays considéré par rapport à la liberté de la presse par exemple.
Ce mélange des genres pourra étonner : quelle note attribuer au fait que les femmes ne sont pas autorisées à conduire ? et quelle note donner lorsque la liberté de la presse est sensiblement restreinte.?
Une telle notation induit une subjectivité qu'il nous faut assumer. Quitte à changer le barème à l'usage.
Pour plus de lisibilité, nous utiliserons 3 notes associées à trois critères principaux :
* Liberté. Cette note reflète le caractère démocratique du pays. Les dirigeants de ce pays sont-ils élus ? Si oui, les élections sont-elles plus ou moins faussées ?
* Égalité. Les citoyens sont-ils tous traités équitablement ? Quels sont les statuts respectif des femmes, des homosexuels, des minorités ? Les enfants sont-ils protégés comme ils devraient l'être ?
* Fraternité/solidarité. Cette rubrique regroupe tout ce qui peut correspondre à la dignité humaine. En principe, elle devrait recouvrir à la fois le droit à un travail digne, le droit à la santé, le droit au logement et le devoir de protéger la planète pour les générations à venir. Dans un premier temps, elle se limitera au droit du travail puisque l'Union européenne ne semble pas se préoccuper de l'accès à la santé ou au logement.
Le barème
* barème de la Liberté
note "La démocratie en marche"
A : les dirigeants du pays sont désignés démocratiquement. Les élections sont multipartites et reconnues comme transparentes.
B : Les élections sont démocratiques, multipartites. Cependant, le processus électoral interdit un certain nombre de personnes légitimes de se présenter. Ou bien les moyens de communication sont confisqués par un parti. Des fraudes sont signalées. Exemple : Iran.
C : Le processus électoral interdit un certain nombre de personnes légitimes de se présenter. Les moyens de communication sont confisqués par un seul parti. Les fraudes sont importantes.
D : Il n'y pas de processus électoral ou bien celui-ci est confisqué par une personne ou un parti. Parti unique. Exemple : Chine.
E : il n'y a aucune élection. Les dirigeants se succèdent de père en fils. Exemple : Corée du Nord.
note "Liberté de la presse"
A : la presse est totalement libre de critiquer la classe dirigeante
B : la presse est limitée par un certain nombre de lois. Exemple : Equateur.
C : la presse est limitée et censurée. Exemple : Venezuela, Turquie, Russie.
D : la censure est très importante. Exemple : Chine.
E : il n'y a pas de presse d'opinion. Exemple : Corée du Nord.
* barème de l'égalité
note "Statut de la femme"
A : La femme est l'égale de l'homme. L'IVG est légal. Exemple : pays européens, Chine (eh oui !).
B : l'IVG est interdit. Exemple : la Pologne.
C : la femme est explicitement inférieure à l'homme. Exemple : l'Algérie.
D : La femme n'a pas le droit de voter. La polygamie, la répudiation sont autorisés. Le divorce est interdit.
E : l'excision est pratiquée largement. La femme est un citoyen de seconde zone. Exemple : Arabie Saoudite.
note "Protection des enfants"
A : les enfants sont protégés par des lois.
B : des règles sont censées protéger le travail des enfants, mais elles sont peu appliquées.
C : aucune règle ne régit le travail des enfants.
D : le mariage est autorisé pour les enfants de moins de dix ans.
E : des enfants font la guerre.
note "Statut des minorités religieuses"
A : l'exécutif est indépendant de toute référence religieuse. Large tolérance religieuse. L'apostasie est légale.
B : L'exécutif dépend d'une religion. Tolérance religieuse. L'apostasie est légale. Exemples : Etats-Unis, Royaume-Uni, Grèce.
C : Les pratiques religieuses minoritaires sont restreintes mais tolérées. Exemple : Chine.
C : La pratique religieuse minoritaire est restreinte. L'apostasie est sanctionnée par de la prison.
E : La pratique religieuse minoritaire est interdite. L'apostasie est condamnée à mort. Exemple : Iran, Arabie Saoudite
note "Tolérance de l'homosexualité"
A : l'homosexualité est autorisée
B : l'homosexualité est tolérée. La Gay pride est interdite.
C : l'homosexualité est tolérée. Les violences contre les homos sont fréquentes. Exemple : Russie.
D : l'homosexualité est passible de peines de prison. Exemple : Egypte.
E : l'homosexualité est passible de la peine de mort.
* barème de la fraternité
note "Législation du travail"
A : les syndicats sont autorisés. Un droit du travail protège les travailleurs : durée de travail hebdomadaire
B : les syndicats sont tolérés.
C : les syndicats sont interdits.
D : il n'y a aucun droit du travail. Des prisonniers politiques travaillent gratuitement.
E : l'esclavage est encore largement pratiqué.
mercredi 29 février 2012
dimanche 26 février 2012
Chevènement avait raison
Jean-Pierre Chevènement a donc annoncé qu´il renonçait à sa candidature à la présidentielle, une candidature qu´il voulait de "témoignage".
C´est le moment d´écouter le positionnement de deux autres candidats à l´élection présidentielle par rapport au discours du Lion de Belfort :
L´Europe qui protège vendue par F. Bayrou et les avertissements de Chevènement :
vidéo
Le mea culpa de J-Luc Mélenchon :
vidéo
C´est le moment d´écouter le positionnement de deux autres candidats à l´élection présidentielle par rapport au discours du Lion de Belfort :
L´Europe qui protège vendue par F. Bayrou et les avertissements de Chevènement :
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Le mea culpa de J-Luc Mélenchon :
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dimanche 29 janvier 2012
AAAïe
Le 13 janvier dernier, l´agence Standards and Poors a confirmé l´annonce faite par le ministre de l´économie Francois Barouin de la perte du triple A par la France, avec de plus une perspective négative sur l´année 2012.
De l´avis de tous ceux qui ne pratiquent pas la langue de bois, c´est une vraie catastrophe. En particulier, voilà le risque confirmé de rentrer dans une spirale infernale conduisant vers la faillite, comme y sont déjà largement engagés la Grèce bien sûr, mais aussi le Portugal, l´Espagne et l´Italie.
Car d´après le théorème de Coluche sur les taux d´intérêts : moins t´as d´argent, plus tu paies.
En pleine campagne présidentielle, cette nouvelle a en tout cas valeur de symbole, car le défit est là : va-t-on se laisser dicter notre conduite économique par les marchés et les orthodoxes du néo-libéralisme ou peut-on résister ?
Bien sûr, aucun des trois candidats européistes ne pose la question de cette manière. Car eux-mêmes savent qu´ils n´auront pas le choix. Leur politique est déjà écrite à la BCE et en Allemagne : privatisation, "assouplissement" du marché de l´emploi. Avec une variante : la rigueur allemande face à une politique de relance de la croissance pour le reste du monde néo-libéral.
Dans tous les cas, les services publics, notre système de protection sociale vont souffrir.
Hélas, trois fois hélas, Dupont Aignan, Chevènement ou Mélenchon ne décollent pas dans les sondages...!
De l´avis de tous ceux qui ne pratiquent pas la langue de bois, c´est une vraie catastrophe. En particulier, voilà le risque confirmé de rentrer dans une spirale infernale conduisant vers la faillite, comme y sont déjà largement engagés la Grèce bien sûr, mais aussi le Portugal, l´Espagne et l´Italie.
Car d´après le théorème de Coluche sur les taux d´intérêts : moins t´as d´argent, plus tu paies.
En pleine campagne présidentielle, cette nouvelle a en tout cas valeur de symbole, car le défit est là : va-t-on se laisser dicter notre conduite économique par les marchés et les orthodoxes du néo-libéralisme ou peut-on résister ?
Bien sûr, aucun des trois candidats européistes ne pose la question de cette manière. Car eux-mêmes savent qu´ils n´auront pas le choix. Leur politique est déjà écrite à la BCE et en Allemagne : privatisation, "assouplissement" du marché de l´emploi. Avec une variante : la rigueur allemande face à une politique de relance de la croissance pour le reste du monde néo-libéral.
Dans tous les cas, les services publics, notre système de protection sociale vont souffrir.
Hélas, trois fois hélas, Dupont Aignan, Chevènement ou Mélenchon ne décollent pas dans les sondages...!
vendredi 30 décembre 2011
Bêtisier des européistes mondialisés
Avec la fin de l'année, un exercice obligé revient : le bêtisier.
Et, dans le genre, le millésime 2011 vaut son pesant de cacahouètes :
- sur le capitalisme financier, que NS avait promis de mettre au pas en 2008 lors de la crise des subprimes. Aujourd'hui, c'est ce capitalisme financier qui a choisi le Président du conseil italien, le nouveau Premier ministre grec, le nouveau Premier ministre espagnol. Les deux premiers sont des anciens de Goldman Sachs, le dernier a nommé ministre de l'économie l'ancien président de la banque Lehman Brothers pour l'Espagne et le Portugal. Le patron de la BCE est lui aussi un ancien de Goldman Sachs.
Merveilleux, non ?
- sur les révolutions arabes que NS a pu qualifier de meilleure réponse à Al Qaeda : quelle clairvoyance ! quelques mois plus tard, ce sont les islamistes qui prennent le pouvoir en Egypte, en Tunisie, en Libye et au Maroc !
- "il n'y aura pas de plan de rigueur" : affirmation prononcée sous cette forme ou une autre à plusieurs reprises par les membres du gouvernement
- "la Grèce doit payer" : affirmation prononcée sous cette forme ou une autre à plusieurs reprises par divers chefs d'état et de gouvernement européens
- "le protectionnisme, c'est pas bien" : affirmation prononcée sous cette forme ou une autre à plusieurs reprises par de grands intellectuels français qui finissent par trouver que "acheter français" c'est une bonne idée finalement.
Vivement 2012 pour que nos élites reconnaissent enfin que l'euro était une erreur, le rôle de la BCE itou ! A moins que l'on ne fasse faillite avant...
Et, dans le genre, le millésime 2011 vaut son pesant de cacahouètes :
- sur le capitalisme financier, que NS avait promis de mettre au pas en 2008 lors de la crise des subprimes. Aujourd'hui, c'est ce capitalisme financier qui a choisi le Président du conseil italien, le nouveau Premier ministre grec, le nouveau Premier ministre espagnol. Les deux premiers sont des anciens de Goldman Sachs, le dernier a nommé ministre de l'économie l'ancien président de la banque Lehman Brothers pour l'Espagne et le Portugal. Le patron de la BCE est lui aussi un ancien de Goldman Sachs.
Merveilleux, non ?
- sur les révolutions arabes que NS a pu qualifier de meilleure réponse à Al Qaeda : quelle clairvoyance ! quelques mois plus tard, ce sont les islamistes qui prennent le pouvoir en Egypte, en Tunisie, en Libye et au Maroc !
- "il n'y aura pas de plan de rigueur" : affirmation prononcée sous cette forme ou une autre à plusieurs reprises par les membres du gouvernement
- "la Grèce doit payer" : affirmation prononcée sous cette forme ou une autre à plusieurs reprises par divers chefs d'état et de gouvernement européens
- "le protectionnisme, c'est pas bien" : affirmation prononcée sous cette forme ou une autre à plusieurs reprises par de grands intellectuels français qui finissent par trouver que "acheter français" c'est une bonne idée finalement.
Vivement 2012 pour que nos élites reconnaissent enfin que l'euro était une erreur, le rôle de la BCE itou ! A moins que l'on ne fasse faillite avant...
dimanche 4 décembre 2011
Capitalisme financier = un nouveau terrorisme ?
Et si le compte à rebours d'une machine infernale était en marche avec le capitalisme financier ? jusqu'à l'explosion du système ?
C'est en l'occurrence la thèse du livre « Un terrorisme planétaire, le capitalisme financier », paru aux Éditions de la Différence, Collection Politique.
L'auteur y dénonce les robots financiers qui dirigent le monde à la milliseconde.
Ce capitalisme est comparé au nazisme et Sarkozy nommément désigné comme l'un des représentants de ce système.
Le pillage de l'Afrique serait un néocolonialisme comparable au nazisme.
L'obligation de taille critique pour les banques est devenue « critique ».
Le terrorisme islamique est moins grave que le terrorisme financier.
L'état n'existe plus, c'est une courroie de transmission du terrorisme financier...
On retrouve dans cette analyse les mêmes composantes que la Stratégie du choc dénoncée par Naomi Klein et déjà évoquée sur ce blog.
Pour plus de précisions, nous vous invitons à écouter l'interview sur RCJ :
ici
"En dénonçant le capitalisme financier comme un terrorisme planétaire, Claude Mineraud désigne un système qui engendre la terreur politique - définition du terrorisme attestée depuis 1794, d'après le Robert. Le capitalisme financier, nous dit-il, est né des faramineux besoins de financement de la haute technologie. Les capitaux colossaux nécessaires à celle-ci ont entraîné la création d'un marché mondialisé et dérégulé qui a lui-même engendré un mouvement de concentration et de spéculation autour des entreprises car de telles masses d'argent ne semblaient pouvoir prendre appui que sur des « géants » justifiant d'énormes chiffres d'affaire. En pratiquant le rachat ou l'absorption des entreprises de même type, les grands groupes, constitués en multinationales, et les investisseurs institutionnels, tels les fonds de pension, créent le cadre légal indispensable à une mécanique de fuite en avant exponentielle, tuant ainsi l'économie réelle et capturant les ressources vitales de la planète : l'eau, le pétrole, l'électricité, les terres des pays pauvres qu'ils affament, les condamnant à la misère et aux dictatures les plus abjectes."
C'est en l'occurrence la thèse du livre « Un terrorisme planétaire, le capitalisme financier », paru aux Éditions de la Différence, Collection Politique.
L'auteur y dénonce les robots financiers qui dirigent le monde à la milliseconde.
Ce capitalisme est comparé au nazisme et Sarkozy nommément désigné comme l'un des représentants de ce système.
Le pillage de l'Afrique serait un néocolonialisme comparable au nazisme.
L'obligation de taille critique pour les banques est devenue « critique ».
Le terrorisme islamique est moins grave que le terrorisme financier.
L'état n'existe plus, c'est une courroie de transmission du terrorisme financier...
On retrouve dans cette analyse les mêmes composantes que la Stratégie du choc dénoncée par Naomi Klein et déjà évoquée sur ce blog.
Pour plus de précisions, nous vous invitons à écouter l'interview sur RCJ :
ici
"En dénonçant le capitalisme financier comme un terrorisme planétaire, Claude Mineraud désigne un système qui engendre la terreur politique - définition du terrorisme attestée depuis 1794, d'après le Robert. Le capitalisme financier, nous dit-il, est né des faramineux besoins de financement de la haute technologie. Les capitaux colossaux nécessaires à celle-ci ont entraîné la création d'un marché mondialisé et dérégulé qui a lui-même engendré un mouvement de concentration et de spéculation autour des entreprises car de telles masses d'argent ne semblaient pouvoir prendre appui que sur des « géants » justifiant d'énormes chiffres d'affaire. En pratiquant le rachat ou l'absorption des entreprises de même type, les grands groupes, constitués en multinationales, et les investisseurs institutionnels, tels les fonds de pension, créent le cadre légal indispensable à une mécanique de fuite en avant exponentielle, tuant ainsi l'économie réelle et capturant les ressources vitales de la planète : l'eau, le pétrole, l'électricité, les terres des pays pauvres qu'ils affament, les condamnant à la misère et aux dictatures les plus abjectes."
samedi 26 novembre 2011
Critique des islamistes
L'incendie criminel des locaux de Charlie Hebdo s'est accompagné d'un déferlement de haine sur internet contre ces journalistes qui osaient critiquer le Prophète des musulmans. En réalité, ceux qui l'ont lu ont pu constater que cet hebdomadaire critiquait d'abord et avant la "Charia molle", c'est-à-dire une hypothèse censée rassurer les Occidentaux selon laquelle la Charia qui devrait être instaurée en Libye, peut-être en Tunisie, voire au Maroc (compte tenu des résultats) pourrait être modérée.
Curieuse modération que la restauration de la polygamie en Libye, en attendant le rappel que l'homme est supérieur à la femme qui ne devrait pas tarder, avant de tomber dans bien pire.
Nous rappelons donc à qui veut bien l'entendre que TOUTE religion, dès lors qu'elle parle de société ou d'intime, se mêle de POLITIQUE et qu'à se titre, elle doit pouvoir être critiquée, de la même manière que n'importe quelle autre opinion.
ça ne fait pas plaisir ? on le conçoit aisément. Pour autant, c'est la liberté d'expression.
Privez vous de ce droit et c'est la fin de la démocratie.
Curieuse modération que la restauration de la polygamie en Libye, en attendant le rappel que l'homme est supérieur à la femme qui ne devrait pas tarder, avant de tomber dans bien pire.
Nous rappelons donc à qui veut bien l'entendre que TOUTE religion, dès lors qu'elle parle de société ou d'intime, se mêle de POLITIQUE et qu'à se titre, elle doit pouvoir être critiquée, de la même manière que n'importe quelle autre opinion.
ça ne fait pas plaisir ? on le conçoit aisément. Pour autant, c'est la liberté d'expression.
Privez vous de ce droit et c'est la fin de la démocratie.
lundi 31 octobre 2011
Hollande et la synthèse en Europe
Même si les jeux ne peuvent pas être faits à 6 mois de l'élection présidentielle, le candidat du PS, François Hollande, dispose assurément de bonnes chances d'être élu en mai.
Plus que son élection, c'est donc sa capacité à agir qui se pose.
Car celui que Fabius qualifiait de "fraise des bois" ou Montebourg de "pire défaut de Ségolène Royal" n'a pas laissé que des bons souvenirs au PS.
L'homme de la synthèse a tellement synthétisé qu'il a fait du Parti un robinet d'eau tiède. En dix années sous sa direction (!), le PS a connu l'échec de Lionel Jospin, dû en particulier à un programme sans mesure phare, suivi de l'échec de Ségolène Royal. Sur ce second point, François Hollande est doublement coupable puisqu'en tant que Premier Secrétaire, il aurait dû s'effacer devant la candidate ; et qu'en tant que futur-ex-compagnon, il avait d'autant plus l'obligation morale de le faire.
C'est donc l'homme des consensus et de la synthèse qui devrait défendre nos intérêts en Europe.
Les questions écrites d'Arnaud Montebourg sur la démondialisation ont fait avancer le candidat : FH a promis de prendre un droit de veto si l'Etat français doit encore investir dans celles-ci.
Sera-ce suffisant ? L'homme porté aux plus hautes fonctions se révèlera-t-il à la hauteur, capable de dire non à l'Allemagne ou à la Chine quand l'occasion se présentera ?
Hum, rien n'est moins sûr !
Plus que son élection, c'est donc sa capacité à agir qui se pose.
Car celui que Fabius qualifiait de "fraise des bois" ou Montebourg de "pire défaut de Ségolène Royal" n'a pas laissé que des bons souvenirs au PS.
L'homme de la synthèse a tellement synthétisé qu'il a fait du Parti un robinet d'eau tiède. En dix années sous sa direction (!), le PS a connu l'échec de Lionel Jospin, dû en particulier à un programme sans mesure phare, suivi de l'échec de Ségolène Royal. Sur ce second point, François Hollande est doublement coupable puisqu'en tant que Premier Secrétaire, il aurait dû s'effacer devant la candidate ; et qu'en tant que futur-ex-compagnon, il avait d'autant plus l'obligation morale de le faire.
C'est donc l'homme des consensus et de la synthèse qui devrait défendre nos intérêts en Europe.
Les questions écrites d'Arnaud Montebourg sur la démondialisation ont fait avancer le candidat : FH a promis de prendre un droit de veto si l'Etat français doit encore investir dans celles-ci.
Sera-ce suffisant ? L'homme porté aux plus hautes fonctions se révèlera-t-il à la hauteur, capable de dire non à l'Allemagne ou à la Chine quand l'occasion se présentera ?
Hum, rien n'est moins sûr !
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