vendredi 30 juillet 2010

Pour un sursaut républicain (2)

* Sur la délinquance

Principes :

La lutte contre l’insécurité routière l’a montré : l’aggravation des peines –une politique qui fut menée pendant des années- ne décourage plus les délinquants à partir d’un certain seuil de sanction. A l’inverse, la (quasi-)certitude de se faire sanctionner –avec l’arrivée de la généralisation des radars automatiques- les décourage.

Aussi faut-il mettre en place une politique de sanctions graduées qui permette de sanctionner plus systématiquement les effractions.

Les meilleures des sanctions sont celles qui tapent au portefeuille et celles qui éduquent : les sanctions financières et les TIG. Il faut les développer.

Les TIG sont un échec : les associations qui doivent offrir des heures de TIG se refusent à employer des individus qui ont peut-être été condamnés pour violence et qui risquent de leur poser surtout des problèmes.

Il existe un déséquilibre croissant entre les délinquants riches et les délinquants pauvres, en particulier si l’on généralise les sanctions financières automatiques.

Proposition :

Sanctionner financièrement les consommateurs de drogue et de façon systématique.

Développer les TIG en imposant aux mairies ayant une police municipale d’offrir par an un quota d’heures de TIG proportionnel au nombre de policiers municipaux.

Comme en suisse ou dans les pays nordiques, mettre en place des sanctions avec un plancher et proportionnelles au revenu à partir d’un certain seuil. On évitera ainsi ces riches délinquants routiers qui ne perdent jamais leurs permis grâce à leur avocat et qui paient sans problème des contraventions qui représentent très peu pour eux.

Réfléchir à une cohérence entre les sanctions prises au sein de l’école et hors de l’école, afin de fournir un cadre de sanctions clair pour les établissements scolaires et pour favoriser les TIG au sein de l’école.

* Sur la communautarisation de la société

Principes :

La séparation des citoyens en communautés n’est qu’une solution de facilité temporaire : « les gens sont contents de rester entre eux, de vivre comme ils l’entendent, laissons-les faire ».

A terme, le risque c’est une société qui ne se parle plus, des individus qui se regardent en chiens de faïence, qui se détestent, jusqu’à ce que… 50, 100, 175 ans plus tard (cas de la Belgique), ils se séparent. Et s’ils doivent se séparer alors qu’ils partagent le même territoire, c’est la guerre civile qui a lieu, comme dans l’ex-Yougoslavie.

Il faut donc recréer ce lien entre l’Etat et tous les habitants des quartiers, sans exception, dont les femmes.

Il faut aider ces femmes. Il faut plus que jamais faire disparaître certaines pratiques : mariages forcés, excision.

Il faut aussi reconstituer le lien entre la population et la police.

Proposition :

Et si les femmes qui doivent se marier avaient un entretien préalable avec un officier de police judiciaire pour s’assurer qu’elles le font librement, sans contrainte ? Cet entretien s’accompagnerait d’une information sur les droits qu’elles ont, sur les associations existantes qui peuvent les soutenir. On leur demanderait seulement de signer un document attestant de leur libre-arbitre.

A terme, et si l’obtention des allocations familiales était soumis à un entretien semblable de chaque mère de famille, tous les 4 ans disons, devant un OPJ ? La police changerait de rôle : elle préviendrait les violences faites aux femmes. Le contact serait aussi renoué entre la population de ces quartiers et l’Etat français.

La généralisation des bracelets contre les conjoints violents est une bonne nouvelle. Il faudrait aussi leur faire payer le coût des bracelets et espérer que cela soit extensible à d’autres membres de la famille (frères, cousins).

L’allocation de parent isolé favorise la polygamie non déclarée et est très mal vécue par le voisinage. Et si cette allocation était conservée et qu’un complément financier était systématiquement demandé à l’autre parent ? Un complément serait versé dans le cas où celui-ci s’avérerait défaillant.

* Sur la valeur travail

Principes :

Tout travail mérite salaire. Est-ce que tout versement d’argent comme le RMI, pour une personne qui n’est ni malade, ni retraitée, ni en charge d’une famille, ne nécessiterait pas une forme même limitée de travail ?

Le travail crée un lien social très important pour l’auto-estime des individus.

Comment imaginer que des RMIstes censés recevoir de l’argent pour les aider à se réinsérer dans la vie active, puissent vivre dans des états de saleté monstrueux ?

Proposition :

Le président du conseil général des Pyrénées Orientales, appartenant au PS, avait proposé que les RMIstes puissent consacrer une demie-journée par semaine éventuellement à des activités demandées par le CG. C’est une bonne proposition.

A voir aussi avec les demandeurs d’emploi.

Notez bien que l’on palierait aussi la difficulté croissante d’avoir des bénévoles.

On pourrait par la même occasion imposer une douche aux rmistes qui le nécessitent.

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