jeudi 26 août 2010

Dérapages en série

On les appelle dérapages ; il y a des termes plus forts.
Quand on prend à partie l'ensemble d'une communauté sans se poser des questions, oui, là, on est irresponsable.
Voyons le sujet :
les Roms sont des citoyens roumains qui vivent dans des campements généralement illégaux en France, qui n'ont que rarement du travail, ce qui fait qu'on les trouve en haut des statistiques de la délinquance, si l'on écoute bien notre ministre de l'Intérieur.

Cela fait plusieurs fois que le pouvoir actuel se plaint de ... ce qu'il a choisi en soutenant tous les traités européens jusqu'alors.
Qui a accepté l'entrée de la Roumanie et la Bulgarie en Europe, effective en 2006, alors que quatre années plus tard tout le monde reconnaît que cela était trop prématuré ?
Tout le monde savait que les Roms constitueraient un problème, que c'était écrit. Mais non. De l'argent donné à la Roumanie règlerait le problème soit-disant.
Sauf qu'aujourd'hui, on constate que l'argent ne va pas là où il doit aller.

Quant à la politique du chiffre, elle est lamentable : on compte des gens que l'on renvoie chez eux et dont on sait pertinemment qu'ils reviendront chez nous quelques mois plus tard.
Tout ça pour afficher fièrement de beaux chiffres d'expulsions. On a dépassé le lamentable pour le pathétique (et le tragique pour les pour les populations concernées)...

Une nouvelle fois, la politique d'immigration ne sera efficace que si l'on casse les filières du travail au noir en France, en sanctionnant d'abord les employeurs.
Ces jeux stupides de renvois d'êtres humains pour rien coûtent une fortune au contribuable français et ne servent qu'à créer des drames.

Au lieu de cela, celui qui fut ministre de l'Intérieur il y a huit ans aurait dû depuis longtemps réfléchir à des solutions plus intelligentes négociées avec les autorités de Bucarest et Sofia, quitte à demander, en coordination avec d'autres pays comme l'Italie ou l'Espagne, à avoir un contrôle sur celles-ci.
ça se serait fait. Mais il fallait de la patience et de la persévérance pour que l'Etat roumain gère ce problème.
Tout le contraire des qualités de notre Omniprésident qui fonctionne par foucades médiatiques.

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