« Dans le futur, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale. » En écrivant cela pour l'un des musées de Stockholm, Andy Warhol ne croyait pas que quelques irresponsables oseraient n'importe quoi pour l'avoir.
C'est fait.
Le fondateur de Wikileaks qui aurait obtenu 250 000 télégrammes diplomatiques d'un gamin engagé dans les troupes US en Irak en fait partie. Il a décidé de tout déballer sur la place publique avec un fanatisme qui frise l'abrutissement : la liberté est tellement fondamentale qu'il faut absolument tout publier.
Ce monsieur sait-il que la diplomatie fonctionne aussi avec des échanges secrets ? En mettant à nu la diplomatie américaine, Wikileaks affaiblit considérablement l'évolution du monde vers la démocratie et indirectement, se met en danger ou met en danger ses homologues.
Sait-il aussi que l'issue d'une guerre peut dépendre d'une bataille sur le secret des informations ? Le décryptage par les alliés des messages de la machine Enigma des Allemands a joué à cet égard un rôle majeur dans leur victoire.
En l'espèce, ce croisé inconscient de la liberté d'informer met en danger toute la politique étrangère du plan grand pays démocratique.
Assez du messianisme ! C'est tout simplement idiot !
mardi 30 novembre 2010
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