Le soulèvement de plusieurs pays arabes contre leurs dirigeants aura marqué ce début d'année.
Si l'on peut remarquer la réussite des révolutions tunisiennes et égyptiennes, sans doute l'échec de la révolte lybienne qui se termine dans un bain de sang, on constatera que cette aspiration à la liberté aura secoué le monde arabe dans son entier.
Dans de nombreux pays, les gouvernants, par peur de la contagion, ce sont empressés de mettre en place des mesures d'assouplissement de l'ordre établi :
- en Algérie, le régime a mis fin à 19 années d'état d'urgence
- au Maroc, une réforme constitutionnelle sera bientôt proposée au vote
- au sultanat d'Oman, même chose où la réforme devrait donner un véritable pouvoir législatif à ses parlementaires
- en Jordanie, le gouvernement a été remplacé par un autre
- en Arabie Saoudite, le régime a mis en place des réformes sociales et pour les étudiants
Partout, "souffle un vent de liberté" s'enthousiasme la presse en soulignant le retard pris par les islamistes par rapport à ces mouvements.
Pourtant, il convient d'être prudent : ce n'est pas parce qu'ils n'ont ni su le voir venir, ni su s'y associer tout de suite que les mouvements islamistes ont tout perdu.
En Tunisie par exemple, l'attente est de mise. Idem chez les Frères musulmans d'Egypte. Selon sans doute un équivalent local du proverbe "tout vient à point à qui sait attendre".
Soulignons aussi que les démocraties occidentales n'ont pas plus anticipé ces mouvements ; elles ont au contraire montré une frilosité à soutenir ces mouvements qui a mis en exergue les rapports incestueux qu'ils pouvaient entretenir avec les élites de ces régimes.
Alors, que faire ?
Encourager la démocratie dans ces pays, bien sûr, mais aussi TOUS les droits de l'homme : leur rappeler qu'une vraie liberté de religion, d'opinion, c'est une vie politique et une société où l'on a droit de penser ce qu'on veut, en particulier de la religion.
Mais qui l'a fait jusqu'à présent ?
dimanche 13 mars 2011
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