mercredi 11 mai 2011

Oui ! ! !

Disons-le : nous espérions une bonne surprise dans les candidatures pour 2012, quelqu'un qu'on aime beaucoup, par exemple Karim Zéribi. Finalement, voilà que son mentor en politique (avant que KZ ne prenne une orientation plus européophile) se présente et c'est encore mille fois mieux !

Acteur important du congrès d'Epinay qui scelle la création et les bases du Parti Socialiste actuel sur les cendres de l'agonisante SFIO, il définit le programme commun de la gauche qui devait la mener à la victoire de 1981.

Ministre du gouvernement de Pierre Mauroy, il le quitte en 1983 avec fracas suite à l'orientation libérale prise par F.Mitterand.

Ministre de la Défense lors de la première guerre du Golfe, il démissionne pour marquer son opposition à une aventure calamiteuse pour le Moyen-orient.

En 1993, il est l'un des principaux opposants au traité de Maastricht qui entérine une Europe abandonnée au grand capital.

Ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin, il instaure la police de proximité que notre omniprésident supprimera à grands fracas puis remettra en oeuvre quelques années plus tard sous un autre nom. Il jette les bases de l'actuel Conseil Français du Culte Musulman. Son attitude indéfectible vis-à-vis des indépendantistes corses porte ses fruits, les attentats diminuent, les impôts rentrent, jusqu'à la mauvaise surprise de l'affaire des paillotes.

Il quitte le gouvernement, puis se présente à l'élection présidentielle de 2002 suite à des désaccords profonds avec Lionel Jospin, notamment sur l'attitude à tenir face aux nationalistes corses.

Visionnaire, il a prédit à chaque fois les changements profonds de la société française et les erreurs de ses élites. Il a eu raison sur toutes les orientations majeures de la politique française : sur la libéralisation, sur l'Europe, sur le pacte républicain, sur la laïcité.
Ses attitudes sans concession sur les idées qu'il défend montrent une cohérence entre ses pensées et ses actes qui le font passer pour un extra-terrestre devant la meute des chasseurs de maroquins ministériels.
Cohérent avec lui-même tout le long de sa vie politique, c'est incontestablement le candidat qui a le plus l'étoffe d'un chef d'Etat.

A n'en pas douter, face aux défis de la mondialisation et d'une société française qui ne s'aime pas, la France serait bien inspirée d'élire Jean-Pierre Chevènement Président de la République.

Allez Jean-Pierre !



(Note aux grincheux : Lionel Jospin a perdu tout seul, de son incapacité à présenter un projet républicain qui réponde aux aspirations de sécurité de nos concitoyens, de sa trop grande confiance qui l'a conduit à laisser la candidature de Christiane Taubira.)

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