Même si les jeux ne peuvent pas être faits à 6 mois de l'élection présidentielle, le candidat du PS, François Hollande, dispose assurément de bonnes chances d'être élu en mai.
Plus que son élection, c'est donc sa capacité à agir qui se pose.
Car celui que Fabius qualifiait de "fraise des bois" ou Montebourg de "pire défaut de Ségolène Royal" n'a pas laissé que des bons souvenirs au PS.
L'homme de la synthèse a tellement synthétisé qu'il a fait du Parti un robinet d'eau tiède. En dix années sous sa direction (!), le PS a connu l'échec de Lionel Jospin, dû en particulier à un programme sans mesure phare, suivi de l'échec de Ségolène Royal. Sur ce second point, François Hollande est doublement coupable puisqu'en tant que Premier Secrétaire, il aurait dû s'effacer devant la candidate ; et qu'en tant que futur-ex-compagnon, il avait d'autant plus l'obligation morale de le faire.
C'est donc l'homme des consensus et de la synthèse qui devrait défendre nos intérêts en Europe.
Les questions écrites d'Arnaud Montebourg sur la démondialisation ont fait avancer le candidat : FH a promis de prendre un droit de veto si l'Etat français doit encore investir dans celles-ci.
Sera-ce suffisant ? L'homme porté aux plus hautes fonctions se révèlera-t-il à la hauteur, capable de dire non à l'Allemagne ou à la Chine quand l'occasion se présentera ?
Hum, rien n'est moins sûr !
lundi 31 octobre 2011
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