Avec la fin de l'année, un exercice obligé revient : le bêtisier.
Et, dans le genre, le millésime 2011 vaut son pesant de cacahouètes :
- sur le capitalisme financier, que NS avait promis de mettre au pas en 2008 lors de la crise des subprimes. Aujourd'hui, c'est ce capitalisme financier qui a choisi le Président du conseil italien, le nouveau Premier ministre grec, le nouveau Premier ministre espagnol. Les deux premiers sont des anciens de Goldman Sachs, le dernier a nommé ministre de l'économie l'ancien président de la banque Lehman Brothers pour l'Espagne et le Portugal. Le patron de la BCE est lui aussi un ancien de Goldman Sachs.
Merveilleux, non ?
- sur les révolutions arabes que NS a pu qualifier de meilleure réponse à Al Qaeda : quelle clairvoyance ! quelques mois plus tard, ce sont les islamistes qui prennent le pouvoir en Egypte, en Tunisie, en Libye et au Maroc !
- "il n'y aura pas de plan de rigueur" : affirmation prononcée sous cette forme ou une autre à plusieurs reprises par les membres du gouvernement
- "la Grèce doit payer" : affirmation prononcée sous cette forme ou une autre à plusieurs reprises par divers chefs d'état et de gouvernement européens
- "le protectionnisme, c'est pas bien" : affirmation prononcée sous cette forme ou une autre à plusieurs reprises par de grands intellectuels français qui finissent par trouver que "acheter français" c'est une bonne idée finalement.
Vivement 2012 pour que nos élites reconnaissent enfin que l'euro était une erreur, le rôle de la BCE itou ! A moins que l'on ne fasse faillite avant...
vendredi 30 décembre 2011
dimanche 4 décembre 2011
Capitalisme financier = un nouveau terrorisme ?
Et si le compte à rebours d'une machine infernale était en marche avec le capitalisme financier ? jusqu'à l'explosion du système ?
C'est en l'occurrence la thèse du livre « Un terrorisme planétaire, le capitalisme financier », paru aux Éditions de la Différence, Collection Politique.
L'auteur y dénonce les robots financiers qui dirigent le monde à la milliseconde.
Ce capitalisme est comparé au nazisme et Sarkozy nommément désigné comme l'un des représentants de ce système.
Le pillage de l'Afrique serait un néocolonialisme comparable au nazisme.
L'obligation de taille critique pour les banques est devenue « critique ».
Le terrorisme islamique est moins grave que le terrorisme financier.
L'état n'existe plus, c'est une courroie de transmission du terrorisme financier...
On retrouve dans cette analyse les mêmes composantes que la Stratégie du choc dénoncée par Naomi Klein et déjà évoquée sur ce blog.
Pour plus de précisions, nous vous invitons à écouter l'interview sur RCJ :
ici
"En dénonçant le capitalisme financier comme un terrorisme planétaire, Claude Mineraud désigne un système qui engendre la terreur politique - définition du terrorisme attestée depuis 1794, d'après le Robert. Le capitalisme financier, nous dit-il, est né des faramineux besoins de financement de la haute technologie. Les capitaux colossaux nécessaires à celle-ci ont entraîné la création d'un marché mondialisé et dérégulé qui a lui-même engendré un mouvement de concentration et de spéculation autour des entreprises car de telles masses d'argent ne semblaient pouvoir prendre appui que sur des « géants » justifiant d'énormes chiffres d'affaire. En pratiquant le rachat ou l'absorption des entreprises de même type, les grands groupes, constitués en multinationales, et les investisseurs institutionnels, tels les fonds de pension, créent le cadre légal indispensable à une mécanique de fuite en avant exponentielle, tuant ainsi l'économie réelle et capturant les ressources vitales de la planète : l'eau, le pétrole, l'électricité, les terres des pays pauvres qu'ils affament, les condamnant à la misère et aux dictatures les plus abjectes."
C'est en l'occurrence la thèse du livre « Un terrorisme planétaire, le capitalisme financier », paru aux Éditions de la Différence, Collection Politique.
L'auteur y dénonce les robots financiers qui dirigent le monde à la milliseconde.
Ce capitalisme est comparé au nazisme et Sarkozy nommément désigné comme l'un des représentants de ce système.
Le pillage de l'Afrique serait un néocolonialisme comparable au nazisme.
L'obligation de taille critique pour les banques est devenue « critique ».
Le terrorisme islamique est moins grave que le terrorisme financier.
L'état n'existe plus, c'est une courroie de transmission du terrorisme financier...
On retrouve dans cette analyse les mêmes composantes que la Stratégie du choc dénoncée par Naomi Klein et déjà évoquée sur ce blog.
Pour plus de précisions, nous vous invitons à écouter l'interview sur RCJ :
ici
"En dénonçant le capitalisme financier comme un terrorisme planétaire, Claude Mineraud désigne un système qui engendre la terreur politique - définition du terrorisme attestée depuis 1794, d'après le Robert. Le capitalisme financier, nous dit-il, est né des faramineux besoins de financement de la haute technologie. Les capitaux colossaux nécessaires à celle-ci ont entraîné la création d'un marché mondialisé et dérégulé qui a lui-même engendré un mouvement de concentration et de spéculation autour des entreprises car de telles masses d'argent ne semblaient pouvoir prendre appui que sur des « géants » justifiant d'énormes chiffres d'affaire. En pratiquant le rachat ou l'absorption des entreprises de même type, les grands groupes, constitués en multinationales, et les investisseurs institutionnels, tels les fonds de pension, créent le cadre légal indispensable à une mécanique de fuite en avant exponentielle, tuant ainsi l'économie réelle et capturant les ressources vitales de la planète : l'eau, le pétrole, l'électricité, les terres des pays pauvres qu'ils affament, les condamnant à la misère et aux dictatures les plus abjectes."
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