Le 13 janvier dernier, l´agence Standards and Poors a confirmé l´annonce faite par le ministre de l´économie Francois Barouin de la perte du triple A par la France, avec de plus une perspective négative sur l´année 2012.
De l´avis de tous ceux qui ne pratiquent pas la langue de bois, c´est une vraie catastrophe. En particulier, voilà le risque confirmé de rentrer dans une spirale infernale conduisant vers la faillite, comme y sont déjà largement engagés la Grèce bien sûr, mais aussi le Portugal, l´Espagne et l´Italie.
Car d´après le théorème de Coluche sur les taux d´intérêts : moins t´as d´argent, plus tu paies.
En pleine campagne présidentielle, cette nouvelle a en tout cas valeur de symbole, car le défit est là : va-t-on se laisser dicter notre conduite économique par les marchés et les orthodoxes du néo-libéralisme ou peut-on résister ?
Bien sûr, aucun des trois candidats européistes ne pose la question de cette manière. Car eux-mêmes savent qu´ils n´auront pas le choix. Leur politique est déjà écrite à la BCE et en Allemagne : privatisation, "assouplissement" du marché de l´emploi. Avec une variante : la rigueur allemande face à une politique de relance de la croissance pour le reste du monde néo-libéral.
Dans tous les cas, les services publics, notre système de protection sociale vont souffrir.
Hélas, trois fois hélas, Dupont Aignan, Chevènement ou Mélenchon ne décollent pas dans les sondages...!
dimanche 29 janvier 2012
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