dimanche 29 janvier 2012

AAAïe

Le 13 janvier dernier, l´agence Standards and Poors a confirmé l´annonce faite par le ministre de l´économie Francois Barouin de la perte du triple A par la France, avec de plus une perspective négative sur l´année 2012.

De l´avis de tous ceux qui ne pratiquent pas la langue de bois, c´est une vraie catastrophe. En particulier, voilà le risque confirmé de rentrer dans une spirale infernale conduisant vers la faillite, comme y sont déjà largement engagés la Grèce bien sûr, mais aussi le Portugal, l´Espagne et l´Italie.
Car d´après le théorème de Coluche sur les taux d´intérêts : moins t´as d´argent, plus tu paies.

En pleine campagne présidentielle, cette nouvelle a en tout cas valeur de symbole, car le défit est là : va-t-on se laisser dicter notre conduite économique par les marchés et les orthodoxes du néo-libéralisme ou peut-on résister ?

Bien sûr, aucun des trois candidats européistes ne pose la question de cette manière. Car eux-mêmes savent qu´ils n´auront pas le choix. Leur politique est déjà écrite à la BCE et en Allemagne : privatisation, "assouplissement" du marché de l´emploi. Avec une variante : la rigueur allemande face à une politique de relance de la croissance pour le reste du monde néo-libéral.
Dans tous les cas, les services publics, notre système de protection sociale vont souffrir.

Hélas, trois fois hélas, Dupont Aignan, Chevènement ou Mélenchon ne décollent pas dans les sondages...!

0 commentaires: